Projets pour les enfants
Si vous voulez connaître nos réalisations, consultez les Archives de Karama
De février 2003 à 2009 Karama louait une maison à Deheishe où sont offerts sept jours par semaine des activités et des projets pour les enfants et les adolescents. Depuis nous avons emmenagé dans un espace plus grand et polyvalent. Voici quelques exemples des activités et ateliers offerts au centre Karama:
Ateliers créatifs
L'idée est de travailler avec les enfants afin de construire et décorer de petites boîtes d'allumettes. Dans les boîtes sont ensuite mises des graines de fleurs typiques de cette région. Nous vendrons ces boîtes aux amis de Karama et l'argent servira à acheter le matériel qui servira aux futurs ateliers.
Les boîtes furent gracieusement offertes et cet atelier n'aurait jamais pu être possible sans:
Les boutiques suédoises de la ville de Norrkoping qui firent don de la plus grande partie du matériel
Freida Larson qui coordonna cet atelier et vendit les objets en Suède
Cet atelier est très apprécié, surtout par les enfants qui se plongent dans le monde du papier à soie, des paillettes, des verres colorés - tout en sentant en même temps une solidarité avec les autres, et en prenant part de façon active au développement de Karama.
Education et programmes de prise de responsabilité pour les enfants de Karama
Dans le camp de réfugié de Deheishe les possibilités et les occasions offertes par le système éducatif visent surtout les enfants qui réussissent à l'école et ont de bonnes notes. Cela signifie que les étudiants avec de moins bonnes notes ont moins de chance, ou pas de chance du tout, de prendre part à diverses activités: C'est pourquoi Karama a décidé de réaliser un projet pour ces étudiants.
Une partie du programme consista, avec l'aide d'enseignants locaux, à identifier les étudiants ayant les notes les plus faibles. Pendant une période de deux ans Karama put offrir des cours pour les aider dans leurs études, ce qui put leur permettre d'avoir de meilleures notes. Un des résultats les plus remarquables fut que certains étudiants, par la suite, purent obtenir les meilleures notes en classe.
Un autre volet du programme fut d'aider 15 enfants à aller à l'école. Ces enfants ne pouvaient y aller pour plusieurs raisons: un enfant dût quitter l'école pour gagner de l'argent pour sa famille, son père ayant été fait prisonnier. Karama aida ces enfants à aller à l'école en leur versant un salaire mensuel au lieu d'avoir à travailler dans les rues. En 2005 six de ces enfants passèrent les examens de fin de secondaire.
La troisième partie du programme visait les garçons et les filles qui avaient des problèmes sociaux ou scolaires. Certains des jeunes sont perturbés par l'occupation palestinienne, d'autres viennent de familles illettrées ou sans éducation, et quelques uns ont perdu un de leurs parents, ou les deux. Ces circonstances difficiles peuvent les conduire à adopter un comportement violent et agressif à l'école; ce qui complique le travail des enseignants et perturbe les autres étudiants à leur tour.
En coopération avec une école, Karama repéra les adolescents les plus agressifs entre 13 et 15 ans. L'école avertit Karama qu'il n'était pas possible de travailler avec ces jeunes, mais Karama releva le défi et conçu pour eux un programme d'activités. Ce dernier fut élaboré par deux travailleurs sociaux et consista en huit ateliers étalés sur un mois. Ils tinrent des conférences sur les thèmes suivants: la prise de responsabilité, comment faire confiance aux autres, comment laisser les autres vous faire confiance. On forma aussi les adolescents à conduire des ateliers destinés aux petits enfants. A la fin, ils réalisèrent, avec l'aide des travailleurs, un grand festival avec des activités et des jeux pour environ 180 petits enfants. Après les ateliers et le festival les assistantes sociales restèrent en contact avec les adolescent et leur donnèrent une conférence par semaine. Par la suite, les enseignants de leur école devinrent très contents du comportement de ces adolescents auparavant bruyants et violents. Le même programme fut conduit dans l'école des filles et donna des résultats encore meilleurs!
Le droit au jeu
Ce programme fut tenu dans deux maternelles différentes. Au début environ 60 enfants participèrent; encadrés par deux travailleurs sociaux de Karama. Les enfants avaient tous environ 5 ans et venaient de familles qui connaissaient des difficultés financières. Ils purent avoir ainsi une chance de s'amuser et de participer à des activités et des jeux. Karama mit au point des spectacles avec des clowns; les enfants confectionnèrent leurs propres chapeaux; il y eut aussi des concerts de musique. Ce fut un jour d'activités amusantes pour les petits enfants de Deheishe. A la fin, Karama donna des prix à tous les enfants et leur donna de la nourriture pour leurs familles.
Une autre journée vit se réunir 236 enfants de maternelle. Karama avait embauché, pour cette occasion, un groupe qui fit des jeux avec les enfants et les amusa avec des clowns. Les enfants apprécièrent beaucoup de pouvoir s'exprimer par des dessins et des peintures. On leur donna aussi l'occasion de chanter et le jour fut rempli de jeux et de compétitions.
Informatique

Karama aide environ une centaine de garçons et de filles à se servir d'ordinateurs par:
- Des cours fondamentaux pour garçons et filles.
- Un accès Internet pour tous.
Premiers cours d'informatique
Pendant deux mois, Karama put offrir de nombreux cours d'informatique aux membres de l'organisation. Et maintenant l'organisation offre les cours suivants, donnés par Rabab Marwan:
- Un cours pour garçons et filles (10-13 ans) quatre heures par semaine.
- Un cours pour les étudiants de 13 à 15 ans cinq heures par semaine.
- Un cours pour femmes pour les aider à se servir d'un ordinateur (trois heures par semaine).
Langue anglaise
Le projet éducatif de Karama met en avant l'apprentissage de la langue anglaise pour les aider à acquérir de nouveaux talents et approfondir ceux qu'ils ont déjà. Les enfants sont ainsi encouragés à développer leurs capacités avec l'aide des bénévoles. Les cours vont du niveau élémentaire au niveau avancé et sont également offerts aux femmes.
Cours de prévention 2005/2006


Direction et conseil
L'atelier porte sur les changements de la vie des adolescents et informe les familles sur les divers problèmes qu'ils peuvent rencontrer. Depuis janvier 2006 Karama tient des ateliers pour adolescents. Ce sont des ateliers animés par la psychologue Sharly Zidan. Cet atelier permet aux adolescents et aux adultes de se rencontrer deux fois par semaine pour discuter des changements divers qui les affectent mentalement, socialement et émotionnellement pendant cette période de leur vie. Après avoir discuté de thèmes divers, ils sont répartis en petit groupes. Chaque groupe peut alors discuter des problèmes qu'il juge être les plus importants. Chaque personne, individuellement, met par écrit les pensées et les problèmes qu'il veut régler pour en discuter ensuite de façon plus approfondie. Cela donna à chaque personne l'occasion de réfléchir en profondeur sur sa façon de fonctionner et d'exprimer verbalement ses sentiments. L'objectif était de travailler la communication et de construire une ambiance de compréhension et de respect envers les sentimens exprimés et de renforcer l'intégrité des adolescents en tant qu'adultes.
L'Académie d'Eté Karama 2005
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Du 29 juin au 12 juillet 48 jeunes de 14 à 17 ans et sept superviseurs participèrent à la troisième Académie d'Eté de Karama dans un endroit à ciel ouvert, à Doha, près de Bethléem. A l'origine prévu pour durer 10 jours, le camp fut prolongé trois jours supplémentaires à la demande des participants eux-mêmes.
Chaque jour, de 8 heures du matin à 4 heures de l'après-midi, les jeunes rejoignaient un atelier de leur choix (Atelier Art et Culture, Environnement et Santé, Droits des Enfants, ou Média). Pendant cette période de deux heures, chaque groupe put mettre en pratique, de diverses façons, le slogan de l'académie "Droits des Enfants." Dans notre programme quotidien nous avons aussi laissé de la place à d'autres activités communes comme les sports, la musique et les jeux.
Parfois les participants tous ensemble, ou bien un groupe particulier, faisait la visite d'autres organisations ou d'autres lieux, visite qui était intégrée au programme des ateliers. C'est ainsi qu'ils purent découvrir la région environnante. En général nous avons pu mettre au point un programme coloré offrant aux participants un bon équilibre entre le travail et l'amusement. Une célébration finale au centre de Karama, où chaque groupe présenta ses résultats, clôtura notre Académie d'été, fort réussie.
Notre académie d'été fut financée par:
La République fédérale allemande, représentée par le ministre fédéral des affaires étrangères.
Après-midi pour enfants
Les conditions de vie du camp de réfugiés rendent l'existence particulièrement difficile aux enfants. C'est ainsi qu'à Deheishe n'existent ni terrains de jeux ni terrains de sports; il n'existe non plus aucune maternelle publique ou d'endroit qui leur soit consacré. Puisqu'approximativement 80% des adultes de Deheishe sont sans emploi, la plupart des familles ne peuvent se permettre d'acquérir des jouets ou même un équipement de peinture, qui puisse aider des petits enfants à améliorer leurs capacités d'apprentissage.
Pour cette raison les garçons de Karama les plus âgés organisent régulièrement une "après-midi pour enfants." Chaque vendredi ils invitent à notre centre des petits enfants de 4 à 6 ans, qui jouent, chantent, dansent et font de la peinture avec les autres jeunes. Pour cela, Karama a pu acheter des legos, des voitures jouets et des crayons de couleur, jouets très simples mais de grande valeur pour la majorité des enfants de Deheishe parce que l'"Après-midi des Enfants de Karama" elle seule leur offre l'occasion de s'amuser avec ces objets.
Les jeunes de Karama ont aussi mis au point des activités spécifiques qui donnent beaucoup de joies à leurs petits hôtes. Ils ont pu ainsi concevoir des danses, faire des dessins et donner de petites leçons où les petits apprennent l'arabe et l'anglais pour la première fois.
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Karama - Journal
26 novembre 2004 les garçons de Karama ont pu publier leur propre journal pour la première fois. Neuf filles et garçons avait d'abord réalisé la mise en page, en mettant au point la structure du journal, en élaborant son contenu, en assurant sa publication et en s'occupant de la gestion. Chaque membre de Karama eut ainsi l'occasion d'y écrire ses propres contributions. Ils purent écrire des articles tous seuls, et faire des recherches sur Internet pour y trouver des histoires intéressantes, des poèmes et des informations. Pour chaque numéro l'administration de Karama prépare un quiz muni d'un petit prix. Une fois par mois une nouvelle édition du journal est publiée et donnée par les enfants de Karama aux étudiants de Deheishe et de Bethléem.
Soutien scolaire pour les étudiants de l'Université
A Deheishe de nombreux jeunes gens étudient à l'Open University de Bethléem. Certains doivent travailler en même temps pour gagner de l'argent pour leurs familles. C'est la raison pour laquelle certains étudiants ne peuvent pas se joindre aux cours de façon régulière. Le soir, après le travail, ils essaient de rattraper certains sujets qu'il serait trop difficile de travailler sans l'aide des autres.
Wa'el, un bénévole de Karama donne des leçons de mathématiques pour garçons et filles et donne aussi des leçons en analyse, en mathématiques et gestion pour les étudiants. Pendant une période de quelques mois il a pu préparer deux groupes de jeunes gens à leurs examens finaux avec des leçons données trois à quatre fois par semaine.
Le projet de décoration du Mur de séparation
En coopération avec l'Organisation Chrétienne Dar Annadwa, Karama fit participer six garçons de Karama à un projet de décoration murale organisé par l'Université Al Quds. En octobre 2004 les garçons purent peindre, ensemble avec des artistes internationaux et des bénévoles, certaines parties du Mur de Séparation qui entoure la Cisjordanie et divise même certaines régions des territoires palestiniens occupés.
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Le projet put donner aux garçons l'occasion d'exprimer leurs sentiments, et spécialement à propos du mur de séparation qui se dresse comme un souvenir douloureux de leur propre situation. En l'espace de quelques jours des images et des messages purent être créés, s'adressant non seulement aux Palestiniens mais aussi à la communité internationale, afin de mieux lui faire prendre conscience de la souffrance quotidienne des palestiniens.
Atelier Dabka
Un groupe de nos enfants de Karama a été formé à apprendre et pratiquer la danse traditionnelle arabe, le Dabka. Plusieurs fois par semaine, garçons et filles se rencontrent dans le centre pour y apprendre la danse, sous l'égide d'un autre garçon, étranger au groupe. Pendant leur entraînement de nombreux enfants de Karama les regardent, visiblement impressionnés par leurs danses et savourant la musique arabe.
Atelier théâtre
Beate et Hannah, deux bénévoles allemandes, ont donné en Septembre/Octobre 2004 un atelier théâtre pour les filles entre 12 et 16 ans. Le groupe se rencontra sur plus de trois semaines, plusieurs fois par semaine, pour enseigner des méthodes théâtrales nouvelles et différentes. A travers les jeux les filles firent la découverte de leur propres possibilités d'expression et de création, composant des scénètes par des dessins préparatoires. L'exercice de leur pensée abstraite et de leur créativité fut mise à contribution par ces leçons, de même que leur capacité à improviser. Le 14 octobre les filles présentèrent le résultat de leur travail créatif dans un club de jeunes de Deheishe. Ce fut une représentation très réussie et impressionnante, incluant des danses et de la musique .
Le projet d'exposition
En juin 2003 Karama lança un projet culturel qui visa à décrire le camp du point de vue des enfants. Ce projet se clôtura par une exposition de photographies, de dessins et de peintures réalisées par les enfants. Le projet culturel voulait communiquer aux spectateurs les expériences, les pensées et les sentiments des enfants de réfugiés parlestiniens. Il s'agit d'une façon créative de stimuler les enfants et de les aider à exprimer leur propre histoire et faire part de leurs conditions de vie actuelles. Vous pouvez consultez certaines des photographies ici.
Le club d'échecs
Depuis février 2003, le club d'échec de Karama est ouvert plusieurs jours par semaine. En offrant cette activité nous détournons les enfants des rues et, d'une façon simple, leur offrons des activités alternatives susceptibles d'améliorer leurs capacités intellecturelles. Comme dans la plupart des projets de Karama, l'idée est d'offrir des activités qui apprennent des choses utiles aux participants et servent d'alternatives à la violence.
Excursions
Un des pires effets de l'occupation est la forte restriction de la liberté de mouvement des palestiniens. Il est souvent impossible de quitter le camp de réfugiés, sans même parler de la zone de Bethléem. S'il y a un couvre-feu, les habitants sont obligés de rester chez eux, parfois pendant des jours entiers. Là encore, ce sont les enfants qui souffrent le plus de cette situation terrible. Pour cette raison, Karama organise pour eux des voyages de façon régulière, à chaque fois que les circonstances le permettent, dans des régions plus éloignées du camp de façon à les rendre familiers avec le pays dans lequel ils vivent de même que d'étancher leur soif de mouvement. Karama a déjà organisé plusieurs voyages de ce genre, dont voici deux exemples:
- Le 25 juillet 2003, Karama emmena 49 enfants au village d'Artass, situé près de Deheishe. Selon les principes de Karama, les enfants avaient déterminé leur destination par eux-mêmes. Ils avaient fixé leur choix sur une exposition tenue à Artass et en profitèrent pour explorer les environs du petit village.
- Le 18 avril 2003, Karama organisa un voyage d'un jour aux piscines de Salomon, dans le village voisin d'Al-Khader. Le matin, environ 60 enfants et six responsables quittèrent le camp en bus. Les piscines de Salomon sont un lieu historique remplis d'anciens monuments; c'est aussi un endroit agréable pour se changer les idées. Les gens de la région de Bethléem ont l'habitude de s'y rendre pour y pique-niquer et profiter du paysage. Après avoir s'être beaucoup divertis avec des jeux, des chants, des histoires et de la marche, le groupe s'en revint à Deheishe.
Le projet Correspondance
Depuis avril 2003, Karama a tenu un programme d'échange avec une école suédoise de la cité de Gothenburg. Les enfants purent régulièrement écrire des lettres et des courriels et s'envoyer de petits cadeaux comme des bonbons. Dès que nous aurons les fonds suffisants, les enfants de Deheishe pourront visiter leurs amis en Suède et vice versa.
Karama invite chaleureusement les autres organisations, écoles et bénévoles à s'impliquer dans ces projets de correspondance. Nous voulons que les enfants palestiniens et les femmes de Karama puissent découvrir les peuples des autres pays et apprendre davantage à leur sujet. Nous voulons aussi partager nos expériences de vie et la riche culture palestinienne avec les autres peuples. Ce projet a un aspect polique par ailleurs. En présentant ces problèmes à des personnes habitant d'autres pays, nous espérons accroître la conscience politique de ces derniers au sujet des difficultés que rencontrent les Palestiniens et au sujet des questions internationales en général.